économie du savoir



La Télé-université (TELUQ) dévoile sa nouvelle image

La Télé-université (TELUQ) vient de dévoiler sa nouvelle image corporative.

http://www.teluq.ca/devoilement/video.html

 

 



Où sont principalement les travailleurs du savoir dans notre économie?

[Publié originalement le 15 novembree 2006]


Statistiques Canada publiait il y a 2 ans une étude sur l’importance des travailleurs du savoir dans notre économie. Les travailleurs du savoir se répartissent dans 3 grandes catégories: le personnel professionnel, les gestionnaires et le personnel technique. Il apparait que les travailleurs du savoir sont considérés comme une source essentielle d’innovation et de croissance dans tous les secteurs de l’économie. Ils sont aussi considérés comme indispensables au processus de restructuration concurrentielle dans tous les secteurs de l’économie.Les années 1990 ont vu naître ce que de nombreux analystes, économistes et entrepreneurs appellent la nouvelle économie, c’est-à-dire un processus plus général de restructuration économique sous-tendu par l’intégration rapide des nouvelles technologies informatiques (p. ex., logiciels et matériel de communication) et alimenté par l’amélioration incessante des applications et de la qualité de ces technologies. Les innovations informatiques ont révolutionné les modèles commerciaux et les routines de production aussi bien dans le secteur des industries de services que dans le secteur traditionnel des industries manufacturières.

Les principales industries avec une forte proportion de travailleurs du savoir dans l’effectif total sont:

1er niveau

  • Services d’informatiques et services connexes
  • Bureaux d’architecte, d’ingénieurs et autre services scientifiques et techniques
  • Bureaux de conseil en gestion
  • Autres industries d’intermédiaires financiers
  • Théâtres et autres spectacles
  • Enseignement post-secondaire

2e niveau

  • Études d’avocats et de notaires
  • Industries du pétrole et gaz naturel
  • Industries de la diffusion des télécommunications
  • Industries des produits pharmaceutiques et des médicaments
  • Industries du crédit à la consommation et aux entreprises

Ainsi, malgré qu’elles accordent une haute importance aux travailleurs du savoir, les industries des secteurs des TIC et des sciences n’ont pas le monopole de la main-d’œuvre hautement qualifiée et hautement instruite.

Les perceptions quant à l’évolution de la structure industrielle de la nouvelle économie dépendra de l’importance accordée aux travailleurs du savoir en tant que caractéristique de la nouvelle économie proprement dite, distincte des autres caractéristiques des secteurs des technologies de pointe, comme les taux élevés d’innovation technologique et d’activité de R-D.

Inspiré de l’étude: “Les travailleurs du savoir sont-ils employés uniquement dans les industries des technologies de pointe?”, par Desmond Beckstead et Guy Gellatly, Statistiques Canada, 2004

Louis Rhéaume
Infocom Intelligence

Le télétravail (teleworking) est-il une option efficace?

[Publié originalement le 29 octobre 2006]

Le télétravail prend de plus en plus d’ampleur à travers le monde. De nombreux travailleurs du savoir utilisent maintenant cette forme de travail. Quels en sont les bénéfices et les désavantages?
British Telecom a été capable de quantifier certains bénéfices. Ainsi, le télétravail permet des économies importantes en voyagement (hotel, transport), il augmente la productivité de 20% par télétravailleur et réduit de 9 jours (en moyenne pour l’année) les journées d’absence au travail. À cela nous pouvons ajouter, l’effet bénéfique pour l’environnement et le stress de ne pas utiliser sa voiture (ou le métro), pour aller travailler. Dans certaines agglomérations l’économie de temps pour le voyagement peut aller jusqu’à 3 heures par jour, élément non négligeable.

D’un autre côté, le télétravailleur n’a pas beaucoup de contacts sociaux directs et a moins d’opportunités d’avancement s’il fait du télétravail à temps plein. Toutefois, pour plusieurs les avantages du télétravail surpassent largement les désavantages. Le télétravail à temps partiel peut être une bonne solution pour certains, permettant la souplesse d’horaire de travail et de profiter des technologies TIC, tout en gardant des contacts sociaux au travail.

Pour British Telecom, le télétravail permet à la firme d’avoir un taux de roulement du personnel plus faible que l’industrie. Cela est plus frappant du coté des femmes qui reviennent sur la marché du travail après la maternité, la flexibilité du télétravail leur permet de mieux concilier travail et famille par exemple.

Pour les travailleurs du savoir, l’environnement de travail au bureau peut être assez bruyant et sujet à plusieurs interruptions. Un milieu de travail plus calme qui laisse place à plus de créativité comme le domicile, peut s’avérer très bénéfique.

Louis Rhéaume
Infocom Intelligence

La gestion stratégique de l’innovation: la priorité des organisations selon McKinsey

[Publié originalement le 15 septembre 2006]

 

En 2005, un sondage de McKinsey auprès de 9 345 hauts dirigeants révélait que la compétence stratégique la plus importante à développer de nos jours au sein d’une organisation était sa capacité à innover et à s’adapter en continu à l’économie du savoir. La gestion des connaissances dans le but d’améliorer les capacités d’innovation devient de plus en plus critique pour bien des firmes.

Dans un contexte de mondialisation, d’innovation rapide et de migration de valeur accentuée de la production à la créativité, les modèles traditionnels des 5 forces de Porter en stratégie deviennent de moins en moins utiles pour les compagnies désirant conserver des avantages compétitifs. Pour les firmes intéressées à jouer le jeu dynamique de la compétition, Infocom Intelligence a développé un nouveau modèle, basé sur le concept des Capacités Dynamiques qui leur permet de créer de la valeur pour les actionnaires, employés et dirigeants. Le modèle est inspiré des observations du Dr. Roger Miller sur les patterns de création de valeur et de capture de valeur qui définissent les différents groupes stratégiques à l’intérieur d’une industrie. Nous utilisons le terme “jeux stratégiques” pour ces patterns. Notre hypothèse de base est que l’essence d’une stratégie est la recherche de performance qui provient de la volonté des clients à payer pour des produits ou services en particulier. Pour plus de détails sur ce service contacter nous:infocom@videotron.ca

De plus, nous offrons du support dans l’amélioration des processus de gestion de l’innovation et de l’ensemble des projets d’innovation de la firme.

Qu’est-ce que la gestion stratégique de portefeuille de projets d’innovation(GSPPI)?

• Cooper et al. 1998: Processus de décisions dynamique où la liste des projets actifs est mise-à-jour et révisée. Les nouveaux projets sont priorisés, des projets existants accélérés, tués, dé-priorisé, et les ressources réalloués aux projets actifs. Le processus est caractérisé par de l ’incertitude et des changements au niveau de l’information, des opportunités, des buts et considérations stratégiques, de l ’interdépendance entre les projets et des multiples intervenants impliqués. Ce processus est intimement lié à d’autres processus organisationnels comme la revue périodique de tous les projets de la firme à chaque « porte » (gate) et vient supporter le développement de la stratégie corporative.

• GSPPI : peut contribuer à la création de la valeur corporative.
– perspective globale sur différents projets
– connaître également l’exposition de l’entreprises face aux risques
– le niveau de projets de grande valeur,
– l’étendue des trajectoires stratégiques et les liens avec la stratégie corporative
– Analyse de portefeuille et la planification de projets= en train de devenir aussi populaire que l’analyse de portefeuille de divisions corporatives l’a été, pendant la décennie 70 et 80.
– Besoins: -augmenter les rendements financiers (extraire le plus de valeur des ressources affectées à l’innovation; environ 40% des projets de nouveaux services sont des échecs);
– obtenir une meilleure cohérence avec la stratégie corporative (soutenir les activités principales, revitaliser),
– obtenir une meilleure communication au sein de l’organisation avec l’aide d’un processus formel de haut niveau et plus objectif (limiter les jeux politiques et les coûts d’agence),
– se concentrer sur ce que l’on fait de mieux en ayant des buts précis pour la gestion de portefeuille (miser sur ses compétences motrices) (Cooper et al., 2001).

Le management stratégique, lorsque pratiqué de façon continu, peut développer chez une firme un “core capability” qui a plus d’effets durable sur la performance à long terme de la firme qu’une stratégie en particulier”. = Tout comme la Gestion Stratégique de Portefeuille de Projets d’Innovation
Pour plus de détails sur ce service contacter nous:

louis@infocomintelligence.com

Louis Rhéaume
Infocom Intelligence
www.infocomintelligence.com

 

 

L’économie du savoir et de l’innovation

[Publié originalement le 19 mars, 2006.]

Dans certaines industries on utilisait les mêmes procédés de fabrication depuis une soixantaine d’année comme dans la fabrication de verre/vitre. Quand une firme est venu avec un meilleur précédé, elle a créé beaucoup de valeur dans une industrie où le savoir n’est pas si imposant. Les firmes de toutes industries peuvent créer beaucoup de valeur, que ce soit dans des industries où l’accumulation de savoir est faible ou très élevée comme en biopharmaceutique et biogénétique. Dans certaines industries avec de fortes turbulence, innover en est presque rendu une condition sine qua non juste pour survivre.
Les réseaux de télécommunications en sont un bon exemple. Les manufacturiers doivent sagement naviguer entre la création de nouveaux produits et le timing de ceux-ci sur le marché. Il faut en avoir suffisamment pour avoir une rentabilité respectable et éviter la faillite et en même temps ne pas saturer le marché. À la fin de 2000, quand il y avait de la surcapacité de câble sous-marins, les nouveautés pour améliorer la performance étaient tout simplement inutile pour les opérateurs de téléphonie jusqu’à ce que la capacité revienne à un niveau d’équilibre. La fenêtre d’opportunité sur le marché devient de plus en plus courte dans certains secteur à cause du nombre effarant de nouvelles innovations. Dans le secteur du sans fil la technologie WiMax risque d’être très critique pour nombre d’opérateur. Ces opérateurs doivent donc s’approprier un modèle d’affaires innovateur qui leur permettra d’être rentable à moyen terme.

Scherer rapporte que c’est souvent un brevet sur 10 dans une entreprise qui crée la majorité de la valeur d’une firme. Comme en capital de risque où un placement sur 10 est une étoile et vient compenser pour les autres placement à perte ou peu profitable, une stratégie d’innovation doit miser sur un nombre adéquat de projets susceptible de créer de la valeur à différents niveaux de risque. Avoir une méthodologie pour gérer l’ensemble de ces projets pour leur donner une meilleure cohérence s’appelle la gestion stratégique de portefeuille de projets d’innovation. La méthodologie a commencé dans les années 80 mais connaît une toute récente popularité dû à l’accélération du nombre d’innovation ” incremental ” et radicale. Les industries de l’information et des communications sont dans une grande transformation selon le International Engineering Consortium (1999). Ainsi, les industries qui étaient basés sur la forme d’information, étaient aussi intégrées verticalement. Donc, elle devaient faire complètement les 5 fonctions de traitement de l’information (Voir tableau 1). Or, tout dernièrement, les industries ont commencé à se diversifier et se réorienter à l’horizontal en se concentrant sur une ou deux fonctions importantes représentant le cœur de leurs activités, mais cette fois-ci à travers différents industries. Cela amène de nouveaux regroupements entre firmes avec des fusions et acquisitions, mais aussi la prolifération d’alliances et de partenariats stratégiques.

Tableau 1 The actual information Mega-Industry International Engineering Consortium, May 1999 http://www.iec.org/online/tutorials/new_info/topic06.html?Next.x=43&Next.y=21

Tableau 2 How the Information industry is realigning International Engineering Consortium, May 1999 http://www.iec.org/online/tutorials/new_info/topic13.html?Next.x=30&Next.y=20

Dans nos prochains commentaires nous traiterons entre autre :
-Les défis de Michael Sabia de BCE
-Le modèle de convergence chez Rogers Communications
-Converger ou ne pas converger? Bâtir ou acheter l’innovation?
– La gestion stratégique de l’innovation avec l’approche du portefeuille de projets
-Repenser les modèles d’affaires en téléphonie
-Concevoir des stratégies de création de valeur dans les industries de l’information et des communications
-La création de valeur par les fusions et acquisitions axées sur la convergence

Louis Rhéaume

Infocom Intelligence

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