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Entrevue avec Marcel Côté sur l’innovation

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Marcel Côté, l’un des principaux spécialistes de l’innovation au Québec  et actuel candidat à la mairie de Montréal nous donnait une entrevue il y a un an (réalisé pour Techvibes et Les News).

Marcel Côté croit qu’une startup au Québec aurait intérêt à lancer son application rapidement, même si elle n’est pas bien rodée, afin d’en évaluer rapidement sa popularité. C’est ce qu’a déclaré le cofondateur de SECOR, (acquis l’an passé par KPMG) au cours d’un entretien à la suite de la parution de son livre Innovation Reinvented.

Depuis 35 ans, Marcel Côté est un expert en stratégie de gestion pour les entrepreneurs, les grandes entreprises et les gouvernements. Il a été notamment conseiller économique de plusieurs premiers ministres du Canada et du Québec.

Son livre, qu’il a réalisé avec son partenaire Roger Miller, s’inspire d’une étude intitulée MINE (Managing Innovation in the New Economy), qui a duré près de 10 ans et portait sur l’analyse des pratiques innovatrices dans les entreprises.

Les succès sont parfois éphémères dans le milieu technologique. Est-il raisonnable de croire qu’une plateforme comme Facebook peut avoir du succès longtemps quand son prédécesseur (MySpace) a eu du succès pendant moins de 5 ans?

Je crois Facebook est probablement sur son déclin. De plus en plus de ses utilisateurs deviennent  passifs et de moins en moins actifs, du moins chez les individus. Facebook est d’ailleurs en voie de migration vers les entreprises. Plusieurs fournisseurs de jeux se développent à l’extérieur de Facebook – par exemple, Zynga – parce qu’ils n’aiment pas leur modèle d’affaires qui est trop cher. Facebook dans sa forme actuelle [entrevue réalisée en octobre 2012] ne résistera pas à long terme, à mon avis, et ses  limites deviennent de plus en plus apparentes. À mon avis, Facebook tel qu’on le connaît actuellement ne pourra survivre d’ici 10 ans.

Microsoft était dans une situation similaire, il y a 20 ans, avec son système d’exploitation, qui dominait le marché des ordinateurs personnels. Aujourd’hui, ce système est en train de perdre plusieurs parts de marché, tout comme leur fureteur Explorer. C’est difficile de demeurer dominant dans ces batailles d’architecture. Il n’y a véritablement que dans les consoles que Microsoft a eu du succès récemment.

Google est un autre cas intéressant. Son architecture s’est imposée dans les engins de recherche. Plus tard, Google a fait l’acquisition stratégique de YouTube, ce qui a amélioré sa plateforme.  Google cherche activement à se diversifier, même s’il domine largement le secteur des engins de recherche  Android n’est pas (très) payant. Ils n’ont actuellement que Google Maps et YouTube comme autres produits.

Une stratégie gagnante est d’aller chercher des produits et services complémentaires pour bâtir son écosystème. C’est ce qu’a fait Apple avec iPod, iTunes et  iPhone. Comment une PME peut y parvenir?

L’objectif est de chercher des bénéfices conjoints, une application plus une plateforme. Les applications doivent évoluer avec la plateforme, sinon, elles ne dureront que quelques années au plus. Apple a connu un succès mitigé initialement avec l’iPhone,  malgré son design cool : environ 6 millions de ventes à sa première année. C’est juste quand Apple a transformé iTunes pour en faire  l’App Store qu’Apple a pu tirer le plein potentiel du iPhone, en développant  son écosystème mobile. C’est alors que les ventes du iPhone ont décollé. Ironiquement, ce sont les développeurs d’applications qui ont découvert qu’un iTunes modifié pouvait distribuer des applications pour l’iPhone et qu’ils ont convaincu Steve Jobs de le faire. Ce sont eux qui les premiers, ont vu le grand potentiel du App Store.

Pour une PME, je dirais qu’il faut se souvenir de la règle 10-90 : 10 % des applications au plus génèrent plus de 90 % des revenus. Beaucoup d’appelés, très peu d’élus. Donc, il faut lancer rapidement votre application, même si le produit n’est pas parfait, afin de la tester rapidement. La première version doit miser sur la nouveauté plus que la perfection. On découvre alors si le concept est porteur, et le cas échéant, on peut le vendre et l’améliorer rapidement car il est évident que si c’est un succès, il y aura des imitateurs. Il faut aussi tabler sur le momentum des plateformes en croissance.

Avez-vous un conseil pour les entrepreneurs qui veulent s’attaquer à un marché des TIC?

À Montréal et au Canada, il est préférable d’aller du côté des applications. À  Montréal, nous sommes plus exposés aux influences et aux concepts européens et on est plus ouverts aux influences étrangères. C’est une grande source de créativité. De plus, développer et lancer une application n’exige pas beaucoup de capital. C’est le contraire avec une nouvelle plateforme, qui peut prendre jusqu’à 5 ans avant d’atteindre le seuil de rentabilité.  Une nouvelle plateforme  peut exiger de 30 à 50 millions de dollars en investissements avant d’être capable de générer des flux monétaires positifs. Nous n’avons pas les firmes de capital de risque ici au Canada pour envisager de tels investissements.

Prenez l’exemple de Zynga. À l’origine, Zynga a adapté le concept d’un jeu existant pour créer Farmville, qui a connu un très grand succès sur la plateforme Facebook. Mais pour chaque Farmville, il y a 1 000 échecs ou demi-succès sur Facebook. Maintenant qu’il est bien établi, Zynga cherche aussi à prendre ses distances face à Facebook, pour réduire sa dépendance sur leur modèle d’affaire trop couteux (30% des revenus), et il cherche à développer sa propre plateforme de jeux sociaux.

Marcel Côté est détenteur d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie, 1969) et d’un baccalauréat en sciences physiques de l’Université d’Ottawa (1966), il a de plus reçu le titre de Fellow du Weatherhead Center for International Affairs de l’Université Harvard (1986).   Il est impliqué dans le développement économique de Montréal depuis 40 ans, dont le projet de Quartier de l’Innovation de Montréal en collaboration avec l’ÉTS et McGill.

Louis Rhéaume

Éditeur, Infocom Analysis

louis@infocomintelligence.com



Dashbook, a new application start-up, is targeting the promising Google Glass and smart watch markets

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We had an interview with Brandon Chatreau, the CEO of Dashbook, one of the start-ups from the summer 2013 cohort at FounderFuel, a technology accelerator in Montréal. Dashbook is an intelligent, developer friendly, open platform that delivers the right information, at the right time, and with the right context by leveraging device data, users’ inputs, and data analysis.  The Dashbook platform is brought to life via consumer-facing applications, through their iOS app.  The app is comprised of a series of DASHES, which deliver real-time information to end users. The Dashbook platform is totally open so that third party developers can leverage their technology to create custom dashes that connect their real-time data to end users. DashBook takes care of all the parsing, processing, and presentation and provides developers with the ability to access any API, web feed, and other connected data. The company is located in Montreal and Ottawa.

Some media provided a description of their technology as an app aggregator: a sort of “combination of Flipboard and Google Now with the main popular applications.” 

How do you want to differentiate your services from Google Now?

“Let me say first that we aren’t trying to ‘out google’ Google. At Dashbook we believe that the world is bigger than Google Now, and it’s more open. People want choices. Google now only provides [a] small selection of the information they think you need to know (13 cards ranging from sports scores to weather and traffic). The Dashbook platform provides users with the choice of what information they want to monitor. For some it could be traffic, weather and sports, but for others it could be developer services like New Relic, AWS, and GitHub. Our dash library already has 100 dashes that monitor the different information that end users care about. Google Now doesn’t allow for this level of customization and choice.  Google Now doesn’t allow for third-party developers to create cards to monitor additional information. Dashbook’s open platform provides any third-party developer with the ability to leverage our technology to create custom dashes that connect their real-time data to end users, expanding our reach, and user base.”

In what sector they want to specialize?

“We are starting [to commercialize our services] in the commercial sector, but there are a lot of applications for Dashbook in the B2B space. We have explored the idea of selling the Dashbook platform as a service to businesses and have them customize datebooks based on employee roles (different roles require different real-time information).”

What have you learned at FounderFuel? About your business model?

“The first thing we learned was the importance of laser focus. We came into FounderFuel with a problem we identified and an idea to solve it. We wanted to go after our big vision right away, but the team at FounderFuel taught us the importance of validating in a small market that can scale easily to a bigger audience. With this laser focus, we also saw a bigger business behind the problem we are solving. Instead of an app that gives you all the information you care about most, we created an open, intelligent platform that is used to deliver the information end users care about most.”

The CEO explained the potential of markets like Google glass and the smart watch: “Wearable technology is still in its infancy, but products like the Nike fuel band, fit bit, and even Apple trademarking iWatch, indicate a shift towards wearable tech. The market is supposed to jump from 750 million in 2012, to 5.8 billion by 2018, but at Dashbook, we believe it’s going to be bigger.”

What are your objectives in one year?

  • “Add 100 developers on the platform before the end of this quarter, targeting another 1000 within the next 12 months
  • Scale our team
  • Refine our web platform
  • Host Dash-a-thons at universities twice a month starting in September
  • Enhance our iOS offering and launch with a full rollout before 2014
  • Solidify our data model to collect and create user profiles
  • Increase the number of dashes in our library to 300
  • Develop and launch our Android offering”

Dashbook wants to raise around $500,000 in funding, and the markets and technologies they are targeting look really promising.  This represents a great opportunity for developers as well as corporations that want to better know (in real-time) the consuming behaviour of their clientele.

Louis Rhéaume

Editor, Infocom Analysis

louis@infocomintelligence.com

 

How the iPhone is made [Infographic]

A recent infographic by FinancesOnline explains the iPhone 5 supply and manufacturing chain. It appears that manufacturing at Apple is really global.

How iPhones Are Made: A Surprising Report on How Much of Apple's Top Product is US-manufactured

 

 

Louis Rhéaume

Editor, Infocom Analysis

louis@infocomintelligence.com

Smartphone usage breakdown

 

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According to eMarketer, mobile now accounts for 12% of Americans’ media consumption time, 3X its share compared to 2009. Smartphone owners now spend on average a total of 127 minutes per day in mobile apps.

Business Intelligence offers a  breakdown of the most important mobile usage trends:

Louis Rhéaume

Infocom Analysis

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Apple still dominating the app sector in 2013

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ABI Research  estimates that the global app economy will reach $25 billion this year.  Around 35% ($8.8M) will be tablet apps and 65% ($16.4 M) will be smartphones apps.  Apple will continue its domination of  the app sector with a market share around 65%. ABI forecasts that  by 2018, tablet apps should surpass smartphone apps in revenue. In five years, total global app revenue could reach $92 billion.  ABI’s analyst  believes that  Apple’s market share will stay very strong for many years to come: “By 2018 in terms of tablets it will still be 57 percent, and in terms of tablets plus smartphones, it will still be above 50 percent … around 52 percent.”

Louis Rhéaume

Infocom Analysis

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Application of the month: Allrecipes

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Our top application of the month is Allrecipes.  The app available on iPhone and iPad enable users to personalized their recipes according to three categories: Dish type, ingredients, Time of preparation and cooking. The app is a great way to cook according to your personal tastes while saving time. The first recipes in the search are the best rated recipes by Allrecipes users.  The website www.allrecipes.com is also a great destination for recipes.

Allrecipes.com  found that 35 percent of online cooks used smartphones to look up recipes. While recipe research was by far the most common smartphone activity, cooks are using the handheld gadgets to do a lot more inside and outside the kitchen: 29 percent said they have used their phones to photograph finished dishes, 18 percent created digital shopping lists with apps like Grocery IQ and Ziplist, 16 percent redeemed digital coupons at the grocery store and 12 percent used the phone to share a recipe on a social media site.

The number of people using smartphones to watch cooking videos is still small at just 15 percent, but on the PC and tablet, streamed video has exploded among women (Many of the poll results only include women since not enough men responded to form a suitable statistical sample).

Here are some highlights from the report:

  • The most popular digital culinary resources weren’t cooking portals like Allrecipes or Food Network, but search engines, according to 43 percent of online cooks. Recipe sites were a close second, though, at 42 percent. The number one search term, you guessed it, was “chicken”.
  • Digital cuisine is big business: citing eMarketer, Allrecipes said consumer packaged good advertising spent online is increasing from $134 million in 2000 to a projected $3.6 billion in 2012.
  • Allrecipes found that mindshare in online cooking is drifting to more general social media platforms like Facebook, Pinterest, YouTube and Twitter. One third of female cooks polled said it was important that cooking portals keep up by integrating with those big social networks.
  • Expectations are high that more of the shopping and meal planning process will become digital: a majority of respondents stated that in 15 years the paper coupon will become extinct, the digital wallet will replace the leather billfold and that groceries will be ordered online and delivered to the home.
  • Forty-four percent of men and women polled named Cooking websites as their preferred cooking resource, compared to 19 percent who said cookbooks and 9 percent who said their parents.

Louis Rhéaume

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Apple has 2X More Cumulative Download Apps than Android

Juniper Research reports that Apple has now 2X more cumulative download app than Android: 40M vs 20M.  Both mobile operating systems largely dominate tha app market with a combined 75% market share.  Apple got a huge 20M download app only in 2012. iOS developers have received over $7 billion from iOS apps, while Apple collected 30%, just over $3 billion from the arrangement, including around $1.5 billion for 2012.

Nokia Store, Blackberry App World and GetJar are in the top 5 app stores of 2012, with around nine billion downloads between them.  It becomes difficult for Microsoft and Amazon to attract mobile developers.  Both Apple and Google can deliver immense scale, with audiences in the hundreds of millions.

While Apple and Android have similar download statistics for 2o12, Apple monetizes around 10% of its app, as opposed of only 3% for Google apps.  iOS apps also see far higher revenues coming from freemium.

Louis Rhéaume

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Access to Mobile email is surpassing Desktop email

Here is an interesting infographic by Litmus suggesting that access to email are now more used via mobile (with the iPhone) than via the desktop, in April 2012:

Louis Rhéaume

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Comment faire sa marque dans un monde dominé par Apple et compagnie, est disponible sur LesNews

Entrevue avec Marcel Côté de SECOR (acquis par KPMG) sur la gestion de l’innovation dans les industries des technologies de l’information es des communications (TIC). Conseils pour les entrepreneurs et gestionnaires.

http://lesnews.ca/technologie/26674-comment-faire-sa-marque-dans-un-monde-domine-par-apple-et-compagnie/

Louis Rhéaume

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“An Apple Retail Employee Earns Just $12 Per Hour but Generates $420,000 in Annual Revenue” is available on Techvibes

http://www.techvibes.com/blog/an-apple-retail-employee-earns-just-12-per-hour-but-generates-420000-in-annual-revenue-2012-08-13

Louis Rhéaume

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