téléphones intelligents



Intracom 2013: Les médias sociaux au service des entreprises

intracom

La conférence Intracom 2013 pour les professionnels du web et des communications interactives, porte cette année sur les médias sociaux au service des entreprises.  Cette 12e édition d’INTRACOM se déroulera le 25 avril prochain à l’Omni Mont-Royal à Montréal.

Michelle Blanc, consultante conférencière et auteure marketing internet et stratégies Web, est l’une des vedettes de l’événement.  Elle est suivie par plus de 34000 personnes sur Twitter. Sa conférence s’intitule : « Les médias sociaux, c’est plus que du bonbon… ».

« Les médias sociaux sont très utilisés par les internautes québécois, mais les entreprises tirent de la patte. Pourquoi sommes-nous en retard? Quels sont les mythes tenaces touchant les médias sociaux? Quels médias sociaux privilégier, comment gérer les critiques et la gestion de crise sur les médias sociaux. Voilà quelques-uns des sujets qui seront couverts lors de cette conférence et vous comprendrez enfin pourquoi les médias sociaux, c’est plus que du bonbon… »

Nate Elliot, vice-président et analyste principal chez Forrester, sera un autre conférencier vedette.  Ayant débuté sa carrière sur le web en 1995, il est considéré comme un pionnier dans l’industrie des stratégies interactives. Nate Elliott aide les entreprises à élaborer des stratégies de marketing interactif, en particulier les chaînes de marque tels que les médias sociaux et la publicité vidéo en ligne. Ses clients viennent de presque tous les secteurs – y compris les biens de consommation, les produits pharmaceutiques et les services financiers – et de partout dans le monde.

Sa conférence s’intitule : « Affinité, intention et la répartition du budget marketing – Évaluer comment Facebook aura un impact sur votre commercialisation ».  Cette présentation sera en anglais.  « Chaque jour, des milliards de recherches se font sur Google, et dans le processus, ils créent ce que John Battelle a qualifié de «base de données des intentions»: un enregistrement massif des désirs du monde qui aide l’entreprise à générer des dizaines de milliards de dollars de recettes publicitaires. Mais Facebook, peut-être la seule autre société qui a recueilli autant de données que Google, n’a pas eu la même chance jusqu’à présent de convertir ses données en dollars. Pourquoi ? Parce que contrairement à Google, Facebook a involontairement construit une « base de données de l’affinité»: un record massif de ce que les gens aiment plutôt que ce qu’ils ont l’intention de faire.

La base de données de l’affinité est potentiellement aussi précieuse que la base de données des intentions – mais ni Facebook ni les responsables du marketing n’ont réussi à trouver la façon de faire ou de mesurer cette valeur. La question est : qui peut trouver la valeur cachée de cette base de données de l’affinité, et comment ce changement affectera les pratiques du marketing ? »

Gregory S. Smith, CIO de The Pew Charitable Trusts sera un autre conférencier. Ce dernier a été nommé au top 100 des leaders en technologies de l’information par le Computer World magazine. Guillaume Brunet, associé chez Substance stratégies numériques est considéré comme l’un des 40 meilleurs marketers en ligne du Canada, fera aussi partie de la conférence.

Les organisateurs soulignent que l’événement se veut interactif, ainsi les conversations avec les participants passeront par la mobilité sur les différentes plateformes. Finalement, des études de cas seront présentées pour mieux comprendre l’expérience vécue dans les organisations dont la Banque Nationale du Canada, le Mouvement Desjardins, le Groupe St-Hubert, la Société de Transport de Montréal (STM), VIA Rail Canada, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) et la Ville de Montréal.

Pour en savoir plus : www.intracom2013.com

Louis Rhéaume

Infocom Analysis

louis@infocomintelligence.com

Twitter: @InfocomAnalysis



Blackberry ou iPhone? Quoi choisir?

[publié originalement le 19 janvier, 2010]

Quel fournisseur va gagner la bataille du marché affaires?
Il semble que le marché de consommation a déjà fait un choix et c’est Apple qui l’emporte dans cette catégorie. Lancé avec une campagne agressive de marketing en 2007, le iPhone a vu des milliers de fournisseurs complémentaires s’allier à Apple, développer des applications et surpasser après 8 mois d’existence le nombre d’applications du Blackberry. Certes beaucoup de ces applications sont inutiles mais quelques-unes sont très intéressantes. Elles ont donné du momentum au iPhone pour gagner le segment des consommateurs.
Aujourd’hui, la question se pose qui va gagner le marché du segment affaires le Blackberry ou le iPhone? Il faut se rappeller que Netscape était le numéro un du fureteur Web et Sony Betamax le premier enregistreur vidéo. Une des principales raison du succès d’Internet Explorer est qu’il est pré-installé avec les nouveaux PC. Une des principales raisons du succès de VHS sur Betamax est la capacité d’enregistrement de 4 heures de VHS comparé à 2h pour Betamax à l’époque. Les 2 “challengers” ont profité d’effets de réseaux et du levier de joueurs complémentaires pour obtenir le momentum et déloger le numéro un qui détenait pourtant près de 80% du marché à lui seul.
Le Blackberry est présentement numéro un dans le segment affaires parce qu’il a démontré des avantages notables dans la production de courriels, la facilité d’utilisation, la sécurité et le support TI dans les entreprises. Le Blackberry profite présentement d’un écosystème de fournisseurs complémentaires comme Microsoft ActiveSync, Bloomberg, Oracle, Cognos. Certains diront qu’il manque au iPhone un clavier comme le Blackberry. Le Blackberry est offert avec plus de 200 opérateurs de cellulaire.
L’empire contre-attaque
En moins de 3 ans, le iPhone a déjà remporté la bataille du segment consommateurs.
Apple a appris de l’expérience du iPod et de la nécessité d’avoir un écosystème très fort pour supporter l’innovation. Les employés demandent de plus en plus du support dans les entreprises pour leurs appareils iPhone. Plusieurs croient que d’ici 2-3 ans, le iPhone deviendra le numéro un des nouveaux appareils intelligents dans le segment affaires. Déjà dans certaines industries dont le marché de détail ou la santé, il a un avantage comparatif marqué à cause du modèle des applications. Apple devra se battre pour améliorer la couverture réseau disponible de ses appareils à travers le monde, la durée de sa batterie, et la sécurité de son réseau dans les entreprises. Il y a maintenant 35 M de iPhone dans le monde, lancé en juin 2007. Le iPhone devient un appareil critique pour la collaboration, le partage et la possibilité de concevoir des applications mobiles sur mesure pour la firme pour soutenir un avantage stratégique comparatif.
Les applications du Blackberry sont très coûteuses à développer et maintenir. Le iPhone permet une meilleure collaboration entre les fonctions administratives de l’entreprise. Cela engendre des nouveaux modèles d’affaires pour des applications Business-to-Consumer en terme de ventes, support et service.
Apple a percé le marché des ordinateurs personnels d’abord dans le segment affaires et après dans certaines industries le segment affaires (infographie, vidéo, etc). Cette fois-ci avec le momentum et un écosystème fort, Apple s’attaque maintenant sérieusement au marché affaires des téléphones intelligents.
Louis Rhéaume
Infocom Intelligence

Le cellulaire devient de plus en plus multifonctionnel

[Publié originalement le 6 août 2006]


 À peu près une personne sur deux sur la planète utilise leur cellulaire comme principal appareil pour prendre des photos. La qualité de l’image ne cesse de s’améliorer ainsi que le coût d’une caméra sur un cellulaire. Un sondage en Grande-Bretagne avance que près des 2 tiers des abonnés de cellulaire envisageraient remplacer leur lecteur MP3 par leur cellulaire. Ceux-ci devront augmenter leur capacité et permettront de télécharger des MP3 assez rapidement sur réseaux 3G. Plusieurs firmes de recherche affirment que les revenus provenant du téléchargement de MP3 par cellulaire seront plus importants que le marché des sonneries d’ici 5 ans. Dans le même sondage, la moitié des gens sondés affirmait vouloir que leur cellulaire leur permet de se connecter avec les appareils électroniques de la maison (ex. chaîne de son, imprimante, PC, Télévision).

Sur la planète, un usager sur trois navigue une fois par mois sur Internet via un sans-fil. Le Japon mène le bal avec 37% naviguant via leur sans-fil chaque jour.

L’appareil sans-fil devient de plus en plus indispensable, devenant une carte de débit pour plusieurs. En fait, il devient si indispensable qu’il serait maintenant plus dramatique (pour une personne sur cinq) de perdre son sans-fil que de perdre son portefeuille, ses cartes de crédits ou encore son anneau de mariage! Avec un cellulaire ou sans-fil qui devient de plus en plus multifonctionnel, celui-ci fait des opérations de plus en plus utiles et importantes pour son usager. Les smartphones ou téléphones intelligents vont continuer de proliférer en visant la segmentation de leurs clientèles. Il est réaliste d’affirmer que les smartphones ne seront plus offerts uniquement en ciblant la clientèle d’affaires mais bien un large bassin de consommateurs.

Louis Rhéaume
Infocom Intelligence

Comment réduire ses coûts d’accès à l’Internet et au sans-fil grâce à la technologie Wi-Fi ou Wi-Max

[Publié originalement le 6 août 2006]
Nokia est présentement en train de tester son appareil Nokia 6136, l’un des premiers sans-fils intégrant la technologie Wi-Fi. Cet appareil devrait être disponible sur le marché Européen d’ici la fin de l’année. Il s’agit d’une nouvelle qui pourra intéresser bien des particuliers qui veulent réduire à la fois leur facture d’accès à l’Internet et leur service de téléphonie sans-fil . L’appareil promet grâce à la technologie UMA (Unlicensed Mobile Access) d’utiliser automatiquement les réseaux WLAN lorsque disponible et de revenir sur le réseau GSM au besoin. Cela veut dire qu’un usager avec un téléphone compatible Wi-Fi pourra utiliser son cellulaire avec le réseau Wi-Fi d’un Starbucks ou autre établissement ayant un WLAN, tout en économisant sur son temps d’antenne.

D’autre part, un usager pourrait faire l’acquisition de sa propre antenne Wi-fi à domicile pour avoir son propre accès Internet et économiser sur ses coûts de services cellulaire. Le prix de l’accès Wi-Fi devient de plus en plus abordable et peut même être partagé entre voisins immédiats. L’accès Wi-Max qui est une sorte de réseau Wi-Fi plus étendu viendra faire son apparition dans quelques années au Canada. Il manque encore l’implantation des réseaux et des appareils compatible Wi-Max. Présentement des compagnies comme Rogers Sans-fil offre peu d’appareils compatible Wi-Fi. Il y a bien le smartphone HP iPAQ hw6515, mais les Blackberry ne sont pas encore compatible Wi-Fi. Il faudra sans doute attendre plusieurs mois au Canada.

Aux USA, le coût d’un appel Wi-Fi est d’environ 0.02$ US la minute, comparativement à 1.25$ US pour le cellulaire via les réseaux mobile traditionnels. Les usagers d’affaires qui voyagent beaucoup et utilisent les services d’itinérance de réseaux seront les premiers intéressés à faire l’acquisition d’un téléphone compatible Wi-Fi pour réduire significativement leurs frais d’interurbain.

Le Wi-Fi représente donc à la fois une grande menace et une opportunité pour les opérateurs de téléphonie sans-fil. Ceux-ci doivent l’offrir ou réduire le prix de leurs services. Être proactif, permettrait de ne pas prendre inutilement du retard face à des concurrents. Avec la prolifération des accès Wi-Fi dans les cafés et les bars, et de plus en plus dans les domiciles et bureaux, la demande pour des services et des appareils sans-fil Wi-Fi va s’accentuer rapidement.

Louis Rhéaume

Infocom intelligence

L’adoption des nouveaux services mobile

[Publié orginalement le 30 juillet 2006].


Le magazine Direction informatique rapportait dans son édition électronique du 26 juillet 2006 que: “Les Japonais s’intéressent à l’utilisation de leur cellulaire pour payer des produits, les Européens, eux , ne veulent pas payer pour des services évolués”.

L’introduction est assez trompeuse. Oui, il est vrai que les Japonais ont 3-4 ans d’avance sur l’utilisation du cellulaire comme carte de débit, comparativement aux Européens et Américains.
Le système i-mode de NTT DoCoMo a fait en sorte de favoriser la création de nouveaux services mobiles dans une optique de partage des revenus et profits avec les fournisseurs de contenu. Avec une offre de service variée, et une contribution modeste d’une transaction aux profits de DoCoMo, la compagnie a misé sur le volume de transaction pour favoriser la popularité du service et de “l’écosystème” des services mobiles au Japon.

Ainsi, 43% des Japonais utilisent une carte ou leur téléphone cellulaire pour faire leur achat. Le cellulaire est particulièrement utile pour payer les très faibles transactions: machine distributrice, café, stationnement, transport en commun, etc.

D’autre part, l’article semble affirmer que les Européens ne s’intéressent pas aux services évolués mobile comme le portefeuille mobile (mobile wallet) ou la télé sur cellulaire. Ils ne s’intéresseraient qu’aux SMS et MMS. Encore là il est très prématuré d’affirmer une telle chose. 79% des Européens utilisent déjà le SMS qui est peu coûteux. Les Européens et Américains doivent s’inspirer du modèle japonais pour instaurer une véritable offre de service variée et un contenu à prix abordable s’ils veulent rejoindre la masse de leurs abonnés. Pour le moment, les opérateurs ont tendance à vouloir tout contrôler et laisser peu de marge de profits aux fournisseurs et agrégateurs de contenu. En gardant le prix des services évolués très élevé, les opérateurs ne visent qu’un marché de niche pour des gens aisés. Au Japon, l’ouvrier qui prend le train pour se rendre au travail à les moyens de payer quelques yen (et le temps) pour utiliser quelques services mobiles, qui lui permet de se distraire et de sauver bien du temps en achetant des produits et services qu’il a véritablement besoin.

Je ne crois pas que la moitié des utilisateurs de cellulaire en Europe ne veulent pas payer pour des services évolués. Ce qu’il faut pour les rejoindre, ce sont des modèles d’affaires attrayants et leur démontrer clairement la valeur ajoutée des nouveaux services et ce à un prix raisonnable pour rejoindre une masse de clients. Par exemple, les services sur demande sur cellulaire sont promis à un très bel avenir. Un agrégateur canadien de contenu comme Airborne Entertainment a le vent dans les voiles.

Louis Rhéaume
Infocom Intelligence

Une méga-révolution en téléphonie


[Publié originalement le 30 mars 2006] Une nouvelle catastrophique pour bien des opérateurs de téléphonie dans le monde :
“Skype VoIP freebie could put Vonage on the ropes” Bare-knuckle bout for VoIP supremacy is still in the opening round, but Skype Technologies has thrown what could be a haymaker punch

Skype permet aux utilisateurs d’Internet Haute-Vitesse et d’un casque d’écoute de faire des appels de votre PC à n’importe quel téléphone au Canada et aux USA gratuitement. Depuis son existence, Skype permet gratuitement les appels PC à PC un peu comme MSN messenger ou Yahoo messenger. Cette fois-ci Skype frappe un grand coup et vient directement diminuer les revenus des Bell, Telus, Vonage, Verizon de ce monde. Étant déjà un utilisateur de Skype depuis plusieurs mois (le service PC à téléphone était payant auparavant), il reste cependant un petit obstacle pour que le service se répande comme une traînée de poudre. La qualité du son laisse quelques fois à désirer. La qualité du son d’un appel de Montréal au Costa Rica était meilleure qu’avec le téléphone fixe. Cependant, un appel à Toronto était exécrable et quelques fois le son n’était pas très bon de Montréal à Montréal.

Il semble que bien des gens vont faire comme moi et couper le téléphone fixe pour n’avoir qu’un cellulaire et utiliser Skype pour les interurbains.

Et si jamais Skype décidait de prolonger beaucoup plus longtemps la période gratuite et de continuer à améliorer la qualité du son…. Cela risque de faire très mal aux opérateurs qui facturent pour ce service.

Louis Rhéaume

Infocom Intelligence

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